Le "mannequinage" est une délicate alchimie entre des données concrètes comme les mensurations d'une robe et quelque chose de moins palpable comme l'esprit d'une époque. Un bon mannequinage doit allier à la fois une bonne technique de rembourrage et une bonne connaissance de l'histoire du costume et de l'évolution des silhouettes.
Le costume est un objet tridimensionnel où le volume n'est pas figé. Il faut le recréer à chaque présentation. Le but est non seulement de restituer la silhouette d'une époque donnée mais également de soutenir le costume pendant toute la durée d'exposition. L'œuvre doit être préservée et ne pas souffrir durant sa présentation.
La morphologie du corps est différente suivant les époques, c'est à la fois un produit génétique, culturel et social. A chaque époque la femme a une position sociale différente, une image différente à donner, un mode de vie y correspondant et tout un appareillage (jupon, corset…)est là pour mieux perfectionner cette image.
"Comme le masque, tout en dissimulant le corps la parure devient l'instrument de sa révélation"
(Philippe Comar "Les images du corps" Gallimard Découverte n°185, 1993).
De plus l'objectivité dans le mannequinage est difficile à atteindre. En effet, il y a toujours interprétation, il suffit pour s'en convaincre de voir les mannequinages d'une même robe à différentes époques.
source :paris.fr










